58 ème salon de peinture et d’artisanat d’Art à l’Abbatiale de Bernay

Bonjour,

Quand j’ai participé à ce Salon je n’avais pas encore de site, c’est pourquoi je n’ai pas fait de blog sur cette manifestation.
Bien que Nicolas, notre fils aîné, me pressait depuis quelque temps d’en avoir un, je n’en voyait vraiment pas la nécessité.
Qui pourrait avoir envie de venir sur la toile pour voir mon travail?
Bref, ça ne me tentait pas du tout.
Et puis, j’ai eu la chance d’obtenir le prix de sculpture du salon.
J’en ai été la première surprise!
Je ne savais même pas qu’il y aurait des prix.
L’attribution de ce prix s’est passée d’une manière plutôt rigolote, après coup.
La présidente du salon, en annonçant le nom du lauréat du prix de sculpture s’est trompée.
Elle a dit: “Le prix de sculpture est attribué à … Majo”.
En entendant ça je me suis dit, “ tiens, c’est curieux, je n’ai pas vu de sculpteur qui portait ce nom”.
Et je n’ai pas réagit.
Ce sont mes voisines qui m’ont poussée en avant en me disant “Mais vas-y voyons, c’est toi !”.
Je suis allée chercher mon prix dans un état second, complètement tétanisée, j’ai bredouillé quelques mots dont je n’ai plus le moindre souvenir, et je suis revenue à ma place.
Et là, j’ai été prise de tremblements incoercibles, au point que Philippe, mon mari, et ma voisine la plus proche ont du me soutenir pendant quelques minutes, jusqu’à ce que cette crise de spasmophilie se calme.
Ne sachant pas qu’il y avait des prix, et n’ayant donc pas imaginé une seconde que je pourrais en obtenir un, la surprise totale a déclenché cette crise.
Tous ceux qui ont ce problème de spasmophilie savent que les crises se déclenchent dans des situations inattendues, une très grande joie, la peur, la douleur etc…
Après ce petit moment de trouble, Philippe et moi avons pu savourer mon prix, entourés des amis qui avaient eu la gentillesse de se déplacer pour le vernissage.

Cette exposition avait lieu dans un cadre magnifique, c’est pourquoi j’ai eu envie d’en reparler.
L’Abbatiale de Bernay est un superbe édifice roman du XI ème siècle, encore en excellent état mais qui a subit à travers les siècles beaucoup de dommages (incendie au XIII ème siècle), des réparations successives, des utilisations incongrues ( vendue à un entrepreneur qui l’utilisa comme carrière de pierres), elle a servi aussi de prison, tribunal, hôtel de ville, etc…
Depuis 1960 on a entrepris de la restaurer et, bien qu’encore loin d’être terminés, les résultats sont magnifiques.
On y organise beaucoup de manifestations artistiques.
En entrant dans ce magnifique endroit on ne peut qu’être subjugué par la majesté qui se dégage de cette architecture flamboyante.
On éprouve une impression de grandeur et de beauté et, en levant la tête, la voûte, située à vingt cinq mètres de hauteur, nous fait prendre davantage conscience de notre fragilité.

L’exposition a duré une semaine et nous sommes venus pratiquement tous les jours.
C’est très agréable de discuter avec les visiteurs, et ça réchauffe, car il n’y avait évidemment pas de chauffage.
Le temps extérieur étant plutôt froid nous avons évité les engelures de justesse à grand renfort de cafés ou de thés brûlants.
Mais si le froid régnait dans l’Abbatiale, l’ambiance y était très chaleureuse et toutes les personnes qui s’occupaient de l’organisation ont été très sympas.
Et j’ai été particulièrement touchée des dédicaces extrêmement gentilles dont elles ont bien voulu agrémenter mon prix, un magnifique livre d’Art.
De plus, “la femme chat” a trouvé des amateurs qui, si je m’en souviens bien, habitaient Rennes, et sont repartis avec elle, vers d’autres cieux.
Oui, vraiment, j’ai beaucoup apprécié cette expo.
Au revoir, à bientôt,

Mijo

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