Deuxième atelier, premiers nus

Bonjour,

Après mes premiers essais, et premiers déboires, je suis allée dans un autre atelier.
Et là, grande découverte: il y avait des modèles vivants!
J’avais déjà eu l’occasion de travailler d’après des modèles vivants, en peinture, au collège, mais ça faisait très longtemps.
C’est très impressionnant au début.
D’abord on est très gêné.
Cette femme, ou cet homme, tout nu, sur une estrade, on ne sait pas où regarder.
On n’ose pas s’appesantir trop longtemps de peur de gêner le modèle, qui, entre nous se moque complètement de notre timidité.
Pour lui, ou elle, c’est son métier, alors il y a longtemps que l’indifférence a remplacé la gêne. Sinon il n’aurait pas continué.
Puis, très vite, la gêne est remplacée par le travail, et il n’y a plus qu’une chose qui compte: réussir la pièce.
En général les cours durent trois heures.
On pourrait penser que c’est très long, et bien non, ça passe très vite, et la séance se termine alors que l’on a encore tellement de choses à faire.
Ce sera pour la semaine prochaine.
Mon premier nu, “Nu noir”, s’appelle comme ça parce que je l’ai patiné en noir, tout simplement.
Je l’ai offert à mon fils Olivier.
Je ne sais pas si c’est vraiment un cadeau, mais ça a eu l’air de lui faire plaisir, je pense.
Le deuxième nu s’appelle “Torsion”, je pense que c’était évident, vu la pose.
Tous les élèves ont admiré le professionnalisme d’Eva, qui a tenu cette pose, très difficile, sans se plaindre et sans bouger.
Le troisième nu, “L’abandon”, m’a beaucoup plu à faire.
Je trouvais cette pose très romantique.
Après ça j’ai arrêté de faire du modelage jusqu’à la retraite.
Mais ça c’est une autre histoire.

Au revoir, à bientôt,

Mijo

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